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 Avril 2013

A l’initiative de la FCPE R. Vernaudon, une conférence a eu lieu mardi 9 avril 2013 à l’école R. Vernaudon.

Le thème était le repérage et le dépistage des troubles spécifiques de l’apprentissage chez l’enfant : dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dyscalculie ainsi que les troubles de l’attention avec ou sans Hyperactivité.

 Sont intervenues

Monique TOUZIN – Orthophoniste

(CAPP Paul Meurice, Paris)

et 

Stéphanie IANNUZZI – Psychologue-Neuropsychologue

(Centre de Référence des Troubles des Apprentissages – CHU Bicêtre)

 

 AVEC LA PARTICIPATION DES ASSOCIATIONS : Dyspraxie France Dys ( DFD), Fédération Française des Dys, Avenir Dysphasie    

  

Lors de cette conférence a été présenté le Réseau TAP Ile-de-France sud pour une meilleure prise en charge des patients souffrant de troubles d’apprentissage.

http://www.reseautap.org/charte_reseau-tap.html

 

Le réseau TAP Ile de France Sud (Réseau troubles des apprentissages) a pour objectif de promouvoir une meilleure prise en charge des enfants porteurs de troubles des apprentissages, qu'ils soient dyslexiques, dysorthographiques, dyscalculiques, dysphasiques, dyspraxiques...

Le réseau est composé de professionnels: médecins, orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthoptistes, psychologues qui ont décidé de coordonner leurs pratiques afin que la prise en charge des enfants soit facilitée.

La mission du réseau est d'informer les parents sur les possibilités de soins, de favoriser une réflexion pluridisciplinaire entre les professionnels, de faire le lien entre le centre référent (CHU Bicêtre), les institutions (de santé et de l'Education Nationale) et les professionnels de santé de ville ainsi qu'entre les professionnels de ville, d'apporter une expertise sur des dossiers complexes et de permettre un meilleur accès aux soins pour éviter le handicap social et psychologique.

Coordonnées :
RéseauTAP Ile de France Sud
CHU Bicêtre
78 rue du Général Leclerc
94275 Le kremlin Bicêtre Cedex
http://www.reseautap.org

 

Egalement présentée l’association Avenir Dysphasie

http://www.dysphasie.org/

 

Un grand merci à Nathalie GROH, parent d’élève R. Vernaudon et organisatrice de la conférence.

Merci également aux intervenants bénévoles

Ci-dessous un compte-rendu :

CONFERENCE : LES DYS

            Les outils à la décision

  Quand est-ce qu’il est légitime de s’inquiéter ?

 I Le parcours diagnostic

 Il y a des repères pour répondre : ce sont des difficultés bien spécifiques, localisées, qui doivent alerter.

 Définitions :

Les dyslexiques :

Ils n’apprennent pas à lire en maternelle et ils lisent avec grande difficulté en CP. En fait, ils ne lisent pas.

 Les dysphasiques :

Tout est normal chez ces enfants sauf la parole. Ils ne parlent pas. ET il n’y a pas d’autre cause pour l’expliquer : ils ne sont pas sourds, ils ne sont pas astigmates ou autre…

 La dyspraxie :

(C’est le mouvement dont il s’agit ici) : c’est la coordination motrice qui fait défaut. Ce sont des enfants qui ont du mal à s’habiller, qui n’arrivent pas à faire leur cartable…

 La dyscalculie :

Ce sont les individus qui ont du mal à comprendre le sens des nombres. Ils ne calculent pas, et plus : ils ne comprennent pas le sens du calcul, le sens des nombres.

 Les troubles de l’attention :

C’est un concept plus global.

Il y en a 2 types :

Avec hyperactivité, ou sans hyperactivité.

Ces troubles peuvent être associés aux dys.

Troubles de l’attention sans hyperactivité : ce sont souvent des enfants « hyperactifs dans la tête »

 Ces troubles sont toujours associés à la durée : le diagnostic ne peut être posé que dans le temps long.

 Or ce n’est pas que pour eux, « l’apprentissage soit trop rapide », c’est qu’il est inadapté.

Autrement dit, pour eux, le redoublement est inutile.

Il faut changer de pédagogie.

 Ex : d’une phrase prononcée par un petit dysphasique : « Pourquoi rester pas dans le même école ? » : (on entend une bande audio…)

On voit que les mots sont inversés, il n’y a pas de différence de genre…

Ces enfants apprennent le français (ou toute autre langue maternelle) comme une langue étrangère : chez les orthophonistes.

 Ex d’un dyslexique de CE2 : Il a des difficultés pour lire une phrase simple (sujet verbe complément). Ces difficultés se répercutent sur les autres matières : ils ne peuvent lire les énoncés des exercices de math.

 Ex de dyspraxie, souvent liée à de la dysgraphie : quand ils jouent à la marelle, ils tombent. Ils ont des pbs pour les sports de ballon, ils ont des pbs pour manier les outils des arts plastiques : découpage, coloriage… A la maison, pour manier les couverts…

 C’est un pb de conscience du corps.

Les réflexions des instits à leur égard sont du type : « ce n’est pas propre (le cahier), « ce est écrit dans la marge », les opérations sont fausses car les chiffres ne sont pas alignés…

Ce trouble est parfois associé à un pb de repérage dans l’espace.

 Retour sur les troubles de l’attention :

1) sans hyperactivité : ce sont de grands rêveurs : en fait, ils sont comme hyperactifs dans leur tête. On leur dit souvent « qu’ils se moquent de nous ! » Ils passent du coq à l’âne.

Ce qui leur manque est la faculté de trier les idées.

Ils regardent dans la classe tout ce qui se passe, sauf ce que dit la maîtresse. Des stylos qui tombent aux insectes qui passent…

2) avec hyperactivité

C’est mieux repéré : car ces enfants bougent tout le temps, donc on les remarque ! Ils répondent aux questions en classe sans passer par la case « lever le doigt »…

 On peut le caractériser ainsi « le petit gendarme dort ». Et ils fatiguent vite leur entourage.

Les premiers sont seulement repérés quand ils arrivent à l’école.

 II Le parcours de soins

 Ce parcours, en un mot, est défaillant.

Ces troubles sont pal connus, à la fois du personnel médical et même de certains personnels qu’on pourrait penser spécialistes. Or la prescription du généraliste est nécessaire à la prise en charge.

 La première étape est la prescription par le médecin d’un « Bilan orthophonique ».

A la suite de ce bilan, intervient, si nécessaire,  une rééducation.

 Ce sont en général des troubles difficiles à repérer, même par les spécialistes, et que les les médecins en général ne connaissent pas.

 Comment on détecte ces troubles ?  L’intelligence mesurée par les tests ne correspond pas aux prestations de l’enfant.

 Comment mesure-t-on le QI ?

Par des tests sur le raisonnement non verbal. Ces tests du QI sont fondés sur dix évaluations différentes : elles donnent le profil d’intelligence de l’enfant.

Ces tests permettent de distinguer un « retard global » d’un « dys ».

Ces tests peuvent être faits par le psychologue scolaire.

 Le parcours proprement dit :

Seuls les orthophonistes sont remboursés.

Les psychomotriciens ne le sont pas, ni les ergonomes,

Le centre référent pour Vincennes est le CHU du Kremlin Bicêtre : il y a 8 mois d’attente environ pour un rendez-vous.

 Si l’on se rend dans un CMP, CMPP ou CMAPP on aura à faire davantage à une prise en charge du type psychanalytique. Ils y traitent en général plutôt les cas lourds, que les troubles dys du type « petits troubles de l’apprentissage ».

 Un autre symptôme plus général des dys est le manque de confiance. Des phrases du type « j’y arrive pas » : une atteinte à l’estime de soi.

 Etant donné qu’il manque une institution pour la prise en charge des dys, des professionnels ont créé un réseau de libéraux pour jouer les chefs d’orchestre de cette prise en charge – et parmi eux se trouvent des psychologues.

[Pour ces renseignements, se reporter à l’introduction au début de la page sur la conférence « dys ».]

D’un point de vue pratique, pour le diagnostic, les conférencières conseillent de faire deux diagnostics par des personnels différents.

 Pour finir, les locutrices nous annoncent qu’il y a environ 5% de dys dans la population. Et que, d’autre part, ce trouble se transmet par héritage : si le père l’est, il y a 40% de chances que le fils le soit (ce sont en effet surtout les garçons qui sont touchés).

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